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Introduction

Preface

Point of view

Properties of commercial, political and religious brands

The "Nation brand"

Ten countries' emblems

National mottos

Logos of the Brands of French political parties

Commercial Brands' tag lines

The Brand: a substance, a phenomenon...

The Brand of uncertanty

Comprehension and validity of Brand language

Choosing one's language : brand or products

The Brand and its perennial nature

The goodwill of the Brands

"Branding" of the distributors

The projected image of a Brand

Distribution of shareholders of main French Brands

When Public services become a commercial Brand

The Brand - a two-way street

Which goals does the Brand pursue? with which resources, and which methods?

The Brand's colours, sounds, smells, tastes and feel

The Brand and its patents

The Brand - The constitution of, and the amendments of its legal protection

The Brand - Some words to say it

The Brand and its heritage

The Brand and sustainable development

Brands and "naming"

Advergaming, play with Brands

The tandem - Brand and stars

Branded molecules and generic medecine

Quotations

Avril - April 2007
MIse à jour : juin 2007

La "marque Nation"

Une nation se caractérise par une histoire, une langue, une culture et une économie communes d’un peuple.

Quelles caractéristiques la « marque  Nation » partage-t-elle avec les  marques commerciales et religieuses?

– Elle recherche la visibilité, elle délimite un territoire et atteste d’une possession
– Elle protège les hommes contre les doutes, en fondant un univers familier et intime
– Elle constitue un repère spatial, temporel et social qui fournit un appui pour vivre le quotidien
– Elle resserre le lien social
– Elle sert de référentiel communautaire et de signe de reconnaissance à des citoyens qui sont susceptibles de partager les mêmes valeurs
– Elle fédère les énergies humaines et accompagne les changements que la communauté génère
– Elle intègre ce qu’elle rencontre (acculturation)
– Elle favorise le développement économique, social et culturel
– Elle laisse une empreinte dans les esprits et parfois sur les corps
– Elle possède comme toutes les autres marques son représentant en la qualité du Chef de l’Etat pour la France ainsi qu’un personnel qualifié pour la diriger
– Elle est structurée hiérarchiquement
– Elle exerce ses fonctions dans une architecture construite à son intention
– Elle s’organise autour de lois, qui définissent les droits et les devoirs des citoyens
– Elle est animée par un désir d’expansion qui par le passé s’est traduit par le colonialisme et dont actuellement l’une des formes est le patriotisme économique
– Elle édite des signes identitaires : drapeau, vêtements...
– Elle détient des médias : presse, radio, télévision, sites Internet
– etc.

Quelle est la nature d’une « marque Nation » et quelles sont les caractéristiques qui la différencient des marques commerciales ou religieuses ?

– Sa nature est politique, démocratique ou relève du despotisme éclairé
– Elle possède son propre patrimoine historique, architecturale, culturel (ses écrivains...)
– Elle concerne les citoyens et construit avec et pour eux les règles de vie en société
– Elle s’appuie pour construire son projet citoyen sur les symboles, les Idées et les principes que la « marque Nation » défend
– Ses citoyens élisent au suffrage leurs représentants
– Son objectif est l’intérêt bien compris entre les individus…

Quelles formes revêtent l’identité de la « marque Nation » ?

La nation française repose sur une continuité dynastique, territoriale, historique.
Elle a connu plusieurs identités nationales : l’identité royale féodale, l’identité monarchique, l’identité révolutionnaire, l’identité républicaine et pour finir l’identité démocratique.
Ses règles reposent sur la Constitution , légitimée par la souveraineté populaire. Ses représentants votent des lois qui s’appliquent et soumettent des citoyens à des droits et des devoirs dans un territoire délimité par des frontières, tandis que son influence intellectuelle et morale s’étend à l’étranger. La France est perçue comme une nation où l’Etat est fortement présent et centralisateur. L’État français est laïque et les pouvoirs sont séparés entre l’église et l’État.

Quels facteurs fragilisent la « marque Nation » ?

– L’idéologie des droits de l’homme qui se réclame de la civilisation et non pas de la nation
– La monnaie unique européenne pour les pays de l’Union Européenne qui ont adopté cette monnaie d’échange
– L’insertion dans un espace européen qui effrite quelques-unes des prérogatives des États nations
– La décentralisation
– L’effacement des frontières
– La mondialisation ou globalisation
– L’affaiblissement des formes d’autorité (famille, églises, partis…)
– La perte des coutumes et des traditions
– La paix
– Les communautés, les lobbies…

Quels facteurs renforcent la « marque Nation » ?

– Ses racines, doté d’un riche passé et d’une assise
– Son modèle, pour les français : universaliste, providentialiste et messianique (protection sociale, santé, sécurité, éducation, justice comme droit aux citoyens)
– Son patrimoine (dans le mot patrimoine il y a le mot patrie), sa langue avec sa capacité d’intégration
– Des frontières stables
– Le terroir, bien que l’on ne sache plus s’il est local, régional, national, européen ou mondial 
– La peur de la mondialisation qui provoque un repli derrière ses frontières pour des raisons économiques et sociales
– L'édition de signes identitaires : hymne national, timbres, médailles, drapeau, vêtements...
– Les médias nationaux
– Etc.

La « marque Nation » est-elle forte d’un futur ou n’est-elle qu’une forme transitoire ?

Une « marque Nation » se définit par un projet porteur de valeurs auquel une communauté la plus large possible adhère. Ces valeurs changent au fil des siècles et modifie le modèle de la « marque nation ».
Les nations aux racines anciennes, dotées d’un riche passé possèdent des assises stables mais ne sont pas perçus comme «créatives de possibles». Le temps immobile qui les habite réconforte leurs populations en leurs donnant l’impression qu’elles ne vieillissent pas, pourtant l’ébranlement de l’identité nationale, les conséquences économiques et sociales de la mondialisation frappent à leurs portes.
La nation, la raison et la civilisation marchaient du même pas avec le mouvement des Lumières du XVIIIe siècle, mais le colonialisme, l’État des Nazis, le stalinisme et d’autres épisodes tragiques ont portés préjudice aux valeurs des nations qui sont perçus comme des nationalismes antagonistes à l’idéologie des droits de l’homme. Avec pour conséquence, que si nous acceptons les principes universels des droits de l’homme nous devons accepter aussi que les particularités des nations s’amenuisent. Dès lors, indistinctes à l’intérieur de l’Europe les peuples qui habitent ces pays ne reconnaissent plus leur place. Mais l’Europe peut-elle servir de substitut à la nation ?
Pour conséquences :
– Les français ne veulent plus mourir pour leur nation mais ils y sont attachés affectivement et sont nostalgiques d’une représentation fantasmée d’une époque révolue. Leur attachement devient interrogatif. Peut-être que seules les manifestations internationales voire sportives motivent encore des sentiments nationaux.
– Les citoyens se sentent menacés par la mondialisation et on assiste à un repli des populations sur leurs nations comme phénomène identitaire et à une demande de protection.
– Les individus tendent à se définir en premier lieu comme appartenant à des communautés sans qu’ils éprouvent la nécessité que celle-ci soit subsumée dans une super structure qui serait la nation ou qu’ils la revendiquent en tant qu’appartenance. Ainsi l’idée de vivre ensemble au sein d’une nation se dissout et fédère moins les énergies.
– Le sentiment national a changé de cadre et de forme d’expression avec l’Europe, la décentralisation, l’effacement des frontières, Internet... L a France paysanne et les traditions disparaissent, les modes de vie se modifient.
Aussi est-il légitime de se demander si la nation est la forme la mieux adaptée aux enjeux sociaux économiques que la mondialisation a fait surgir et si les nations ne sont pas des formations sociales, économiques, historiques, culturelles devenues obsolètes. Si c'est le cas, doit-on les remplacer par de nouvelles constructions ? La « marque nation » va t-elle se restructurer, se recomposer ? Sous quelle forme et dans quel cadre ce projet se développera-t-il ? Le projet s’il doit-être collectif sera-t-il encore national ?

Mise à jour - Update : Saturday, July 05, 2008 I
Mise en ligne depuis août 2004 - On line since August 2004 I
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